Les contraintes de l’acier dans un réseau sanitaire

Le choix du matériau des canalisations composant un réseau sanitaire est important compte tenu des réactions chimiques provoquées entre le matériau et la température et le contenu de ce qui y circule. En ce qui concerne l’acier, galvanisé dans ce cas, le dédier à la distribution d’eau sanitaire nécessite de respecter quelques règles d’installation et d’entretien :

  • ce matériau est interdit pour conduire l’eau chaude ;
  • aux points de passage fréquents, l’eau se colore d’orange ;
  • des pustules se forment au niveau des manchettes témoins ;
  • les pré-filtres des robinetteries ont tendance à se colmater ;
  • des fuites apparaissent au droit des raccords vissés.

Et dans le pire des cas, on constate des perforations sur la conduite. Le phénomène de corrosion de la tuyauterie en acier galvanisé est un risque qu’il convient de prendre en considération en contactant un plombier professionnel.

Tenir compte de la corrosion

Dans une étude, le Centre scientifique et technique du bâtiment (SCTB) alerte sur des désordres intervenant dans les circuits d’eau sanitaire en acier. Certaines pièces de raccord ne peuvent supporter des températures élevées sans altération, c’est le cas par exemple, des flexibles de douche, des joints de robinetterie et autres. Ce phénomène se produit, car l’acier galvanisé subit une corrosion lorsque l’eau dépasse les 60 degrés. Une température nécessaire pour éliminer les légionelles. Mais le zinc est soluble au-delà de cette température, sa destruction entraînant une faiblesse de l’acier qui finit par se percer. L’acier galvanisé s’altère également au contact du chlore employé pour traiter les réseaux de distribution en eau.

Cinq règles pour un réseau sanitaire sain

L’agence qualité construction (AQC) préconise des règles pour conserver une tuyauterie en acier saine et sans danger pour la santé :

  • vérifier l’affichage des normes NF relatives aux tubes en acier ;
  • au niveau des raccords de l’installation, ne jamais utiliser des métaux différents ;
  • injecter régulièrement un traitement filmogène dans le réseau sanitaire ;
  • éviter la stagnation prolongée de l’eau favorisant le développement de micro-organismes ;
  • tenir un cahier d’entretien de l’installation attestant des analyses régulières de l’eau brute, des contrôles des produits de traitement de l’eau, de la surveillance de la température de l’eau distribuée et de l’inspection des manchettes témoin.

Pour ce faire, il est essentiel de contracter un contrat d’entretien auprès d’un professionnel. Ses connaissances en vérification du bon fonctionnement de votre réseau sanitaire et des quantités de produit injecté seront un gage de qualité de votre eau du robinet.